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7/5/2018
Rosine: ''Le sacrement de confirmation me donnera plus de force''
Rosine, 35 ans, est arrivée de son Cameroun natal il y a quelques mois maintenant. Pour réaliser son rêve, devenir institutrice maternelle, elle a repris la direction de l’école! Une sacrée aventure. Rosine est volontaire, elle sait qu'elle y arrivera. Le 19 mai prochain, elle fera partie des adultes -une trentaine- qui, à la cathédrale Saint-Aubain, recevront le sacrement de confirmation.
Rosine Fokam Tchouppe est une passionnée. Elle s'anime, s'enthousiasme lorsqu'elle parle de ses études mais surtout de religion, de Dieu qui, Rosine en est convaincue, veille sur elle. ''Je me sens protégée, je n'ai peur de personne'' dit-elle avec conviction. La jeune femme voit dans sa future confirmation, une force. Force et c'est sa volonté qui lui permettra, comme elle le dit d'évangéliser. De dire autour d'elle sa joie, les bienfaits de croire en Dieu. ''C'est une force pour l'avenir, ma vie est devant moi.''
Rien que de parler de sa confirmation qui aura lieu le samedi 19 mai, vigile de Pentecôte, à la cathédrale Saint-Aubain, Rosine est émue. Elle est convaincue qu’elle pourrait bien laisser couler quelques larmes… Depuis quelques semaines, elle multiplie les rencontres avec Jean-Pol Druart, diacre permanent. Il la prépare à recevoir ce sacrement. Et pour la future institutrice, ces rencontres sont de véritables moments de bonheur.
Rosine est ce que l'on a coutume d'appeler, une recommençante. Pratiquante durant de longues années, au décès de sa sœur, elle s'est éloignée de la prière et de Dieu. ''Je m'en fichais'' confie-t-elle. Avant d'ajouter, ''maman a sans doute prié pour moi pour que je revienne vers Dieu.'' Elle a été exaucée. Rosine a recommencé à prier, d'abord en s'isolant avant de retourner à la messe. ''J'allais à la messe de 6h30 parce qu'elle est dite en Homhala, ma langue maternelle. Je trouve que la messe est encore plus puissante.''

Un bon départ pour les petits Camerounais
Licenciée en comptabilité, Rosine qui est maman d'un petit garçon de 10 ans a exercé, au Cameroun, son métier durant plusieurs années. Avant de constater que les chiffres, ce n'est pas ce qu'elle préférait. Son rêve: ouvrir une école privée et pouvoir donner un bon départ dans la vie aux petits Camerounais. Pour cela, Rosine est bien conscience qu'elle doit se former. Elle a aussi pris une décision difficile, celle de quitter sa famille dont son fils, ses amis, son pays, ses habitudes de vie....
Après bien des démarches, Rosine est arrivée, à Namur, en octobre dernier. Inscrite à la haute école Albert Jacquard, elle travaille en vue de devenir institutrice maternelle. ''Après la première journée de cours, j'étais épuisée.'' raconte Rosine. Aujourd'hui, elle s'est habituée au rythme et ''s'accroche''. Entre les cours et les stages, elle ne sait plus où donner de la tête. Heureusement, les stages apportent leurs moments d'étonnement. Rosine a le sourire en racontant sa première rencontre avec ses très jeunes élèves. Ils étaient persuadés que leur institutrice qui a un accent bien marqué ne parlait pas français mais anglais!
''Je me sens bien. Mon niveau de foi a augmenté et j'ai ressenti le besoin d'être confirmée. Je veux encore faire davantage grandir ma foi ''Paroissienne de la cathédrale Saint-Aubain, elle avait parlé de son projet avec l'archiprêtre, on connaît la suite. Un sacrement qu'elle recevra loin des siens et surtout de son fils resté au pays et qu'elle retrouvera une fois le diplôme en poche. Pas de quoi rendre Rosine –trop- triste: ''Je serai avec le confirmateur et je sais qu'il y aura une troisième personne invisible celle-là.''
C.B.
La célébration débutera à 20h à la cathédrale Saint-Aubain. Vu le nombre confirmands, ils seront une trentaine, Mgr Vancottem sera accompagné, pour donner le sacrement, de Mgr Warin, évêque auxiliaire.
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