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16/8/2017
Le Père Xavier Léonard devient ministre de la communauté Pierre Favre à Paris
Ça bouge du côté des deux communautés jésuites de Namur! Dans la capitale wallonne, la naissance de la Province d’Europe Occidentale Francophone donne lieu à quelques changements d’équipes. Parmi les départs annoncés de Namur, celui du Père Xavier Léonard, qui rejoint Paris, dès septembre prochain, en tant que numéro 2 – ou ministre – de la communauté Saint-Pierre Favre.
Le 30 juillet dernier, naissait la Province jésuite d’Europe Occidentale Francophone (EOF). Une nouvelle organisation englobant la France, la Belgique francophone, le Luxembourg, la Grèce et l’Ile Maurice. Soit plus de 500 compagnons de Jésus, répartis dans une quarantaine de communautés. Si ce changement représente, de l’avis de tous, ''un nouvel élan dans la mission'', il s’accompagne aussi de quelques réorganisations internes: des changements à la tête de l’institution (lire par ailleurs)… et des changements au niveau local, aux quatre coins de la nouvelle province.
À Namur, les deux communautés jésuites qui y sont implantées – la communauté Notre-Dame de la Paix du centre-ville et la maison Saint-Robert Bellarmin de Wépion – vivent également à l’heure des arrivées et des départs (lire en bas d’article). Parmi les jésuites ''namurois'' appelés à de nouvelles responsabilités: le Père Xavier Léonard… ''Quand le provincial de l’époque, le Père Franck Janin, m’a proposé une nouvelle mission, j’ai pris le temps de réfléchir'', explique-t-il. ''Car l’obéissance passe par le dialogue et le discernement. Il s’agit de réaliser ce qui est bon ou ce qui risque d’écraser… Mais aujourd’hui que ma décision est prise, c’est la confiance qui m’habite.'' En septembre prochain, Xavier Léonard deviendra, à 48 ans, le nouveau ministre de la communauté Saint-Pierre Favre à Paris.

Au service du CRU
Les dix dernières années du Père Xavier ont été bien remplies. Responsable de l’animation des kots du CRU namurois – le Centre religieux universitaire –, impliqué dans la pastorale ignatienne de la jeunesse – notamment en ce qui concerne le festival Choose Life –, il aura aussi veillé à l’accompagnement spirituel de bon nombre de personnes au centre de La Pairelle de Wépion.
Quand on lui demande ce qu’il retient de son passage au CRU, Xavier Léonard n’hésite pas: c’est la générosité des jeunes qu’il a côtoyés. ''La plupart d’entre eux arrivent avec un cœur grand comme ça. Ils sont prêts à déplacer les montagnes…'' Ce qui n’est pas toujours réaliste, reconnaît le Père jésuite. ''Parfois j’ai dû canaliser cette énergie… tout en veillant à ce que chacun puisse exprimer sa part de religieux et de spirituel.'' Et de poursuivre: ''Aujourd’hui, les jeunes chrétiens sont, soit très affirmatifs dans leur foi, soit plus réservés. Le CRU leur propose des manières de vivre leurs convictions. On ne part pas de rien. On part de l’expérience de chacun… Ce qui peut conduire à de beaux chemins de renouement avec la foi. Des jeunes, hésitants au début, connaissent parfois de vraies expériences de conversion intérieure.''

''Tel un jardinier autour de quelqu’un qui grandit''
Au CRU, le Père Léonard a accompagné des jeunes ''en continu'', tout au long de l’année académique, leur confiant régulièrement l’initiative de tel ou tel projet. Le festival Choose Life, lui, s’inscrit dans un autre registre: ''Choose Life, c’est quatre jours de fête, de rock chrétien, de prière et de recueillement, pour découvrir Dieu autrement. On est dans l’événementiel, pas dans l’accompagnement au jour le jour.'' Mais dans un cas comme dans l’autre, le prêtre namurois y a apporté le même soin: ''J’ai travaillé pour que les jeunes chrétiens soient heureux et fiers de l’être, pour qu’ils retrouvent leur dignité…'' Et que ce soit à La Pairelle ou au contact des jeunes, Xavier Léonard souligne un autre fil conducteur de sa mission: faire avancer la personne vers le haut, dans ses enjeux humains et spirituels, tel ''un jardinier autour de quelqu’un qui grandit''.
Des considérations spirituelles qui n’empêchent pas les questions matérielles: ''Pour le CRU, il fallait veiller aux courses, planifier la réparation des douches, prévoir le cirage des planchers…'' Sa nouvelle mission à Paris ne devrait donc pas lui poser trop de problèmes. En tant que ministre de la communauté Saint-Pierre Favre, il en deviendra aussi le numéro 2. Sa tâche: s’occuper de la gestion matérielle des lieux… dans le souci de servir les personnes qui y résident.

Une nouvelle aventure
La maison Saint-Pierre Favre est située dans le XVe arrondissement de Paris. Il s’agit de la troisième plus grosse communauté de la province EOF. Trente-huit pères jésuites y vivent, de même que de futurs prêtres, sortis du noviciat, qui ont prononcé leurs premiers vœux et qui sont toujours aux études au centre Sèvres de Paris. ''Je quitte un endroit de formation, l’Université de Namur, pour en retrouver un autre'', relève le Père Léonard. ''Mais je ne serai pas à 100 % dans les tâches matérielles. Mon côté pastoral trouvera encore à Paris d’autres lieux de réalisation. La moitié de mon temps sera consacrée à de l’accompagnement spirituel.''
À quelques jours de son déménagement, l’idée de cette nouvelle aventure s’accompagne inévitablement d’un petit pincement au cœur: ''C’est toujours difficile de quitter des gens avec qui vous avez écrit de belles histoires d’amitié'', reconnaît le futur ministre de la communauté parisienne. ''Pourtant je vais à Paris plutôt détendu. Il y a des inconnues mais qui ne me font pas peur. Ça va être 'redynamisant'.''
En France, l’Eglise est marquée par d’autres réalités que celles vécues en Belgique. S’il aura des choses à apprendre, du point de vue ecclésial, du point de vue des mentalités… lui-même compte bien partager certaines connaissances à ses futurs confrères français: ''Je leur montrerai ce qu’est une vraie bière et comment la verser…'' s’amuse-t-il à souligner. Et puis il y a le vélo, le moyen de locomotion préféré du Père Xavier. ''Bien sûr qu’il me suivra à Paris'', précise-t-il. ''A Paris, la circulation à vélo est plus facile depuis l’arrivée des Vélibs. Ce qui ne veut pas dire que je ne devrai pas faire attention. Chaque ville a ses habitudes, on peut être dangereux comme nouveau cycliste dans un endroit que l’on ne connaît pas.'' A tous points de vue, de petites adaptations seront donc sans doute nécessaires...
A.S.

D’autres changements s’annoncent en lien avec les deux communautés jésuites namuroises. Le Père Paul Malvaux devient le nouveau responsable du CRU; il recevra dès janvier 2018 le renfort du Père français Hubert Hirrien, qui deviendra par la même occasion responsable de la chapelle universitaire, en remplacement du Père Daniel Sonveaux nommé supérieur de la communauté de Luxembourg. Le Père Pierre Sauvage prend aussi la direction de Paris mais conserve ses cours de mathématiques à Namur. Le Père Marcel Remon rejoint le Ceras en Seine-Saint-Denis.
Du côté de La Pairelle, le mouvement est en cours depuis quelque temps. C’est ainsi que le Père Philippe Robert est arrivé de France à Wépion il y a deux ans et que le Père Guy Vanhoomissen est parti à Lyon. Le Père Guy Delage, lui, arrivera prochainement à la maison Saint-Robert Bellarmin.
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