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11/2/2015
Ils rendent hommage à Gilberte...
Le dernier témoin des apparitions de Beauraing, Gilberte Degeimbre, s’est éteinte ce mardi 10 février. De Mgr Vancottem à Mgr Warin, en passant par l'actuel recteur des Sanctuaires de Beauraing et son prédécesseur, les réactions ont été nombreuses suite à cette annonce...
- Mgr Rémy Vancottem.
''A de nombreuses reprises, j'ai rencontré, lors de mes visites à Beauraing, Gilberte Degeimbre. Une fois que je célébrais l'eucharistie à l'occasion d'un des anniversaires des apparitions de la Vierge, je me souviens lui avoir dit: 'cela doit être très émouvant pour vous.' Elle m'avait répondu d'un petit ''oui'' en ajoutant, nostalgique. 'Vous savez, elle était tellement belle'. Gilberte a tellement attendu le moment de ce ''grand rendez-vous'', qu'elle va pouvoir retrouver cette belle lumière dont elle a été témoin.
Je garde encore le souvenir d'une femme qui venait prier fidèlement le chapelet. Près de Marie, elle pourra continuer de prier pour ceux qui, tout au long de l'année, lui confient leurs joies et leur misères. Elle pourra intercéder auprès de la Vierge pour eux tous. ''


- Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire du diocèse.
''Je suis allée la voir samedi dernier, aux cliniques universitaires de Mont-Godinne, où elle était hospitalisée. Elle était très diminuée mais sereine. Ensemble, nous avons prié la Vierge Marie et nous avons récité le ''Je vous salue Marie''. J'ai été très ému en l'entendant répéter, à deux reprises, ''Pauvres pécheurs.'' Je l'ai alors bénie. Nous avons encore parlé un peu et elle m'a confié qu'elle espérait vraiment, à sa mort, retrouver la Vierge Marie.
Gilberte Degeimbre a beaucoup apporté au diocèse de par ses nombreux témoignages. Le 29 novembre dernier, pour des raisons de santé, elle n'était pas présente pour commémorer l'anniversaire de la première apparition de la Vierge. Tout le monde a remarqué son absence. ''


- L'abbé Jacques Gilon, ancien recteur des Sanctuaires de Beauraing
''Gilberte a revu la ''Belle Dame'' qui lui était apparue dans l’Aubépine, en 1932. Elle attendait ce moment. Comme recteur des sanctuaires à l’époque, j’ai eu la joie et le privilège de la rencontrer avec son mari, à maintes reprises. Au milieu des pèlerins, j’ai entendu et réentendu de sa bouche le récit des apparitions. Sa simplicité, sa spontanéité et sa bonne humeur touchaient les cœurs. Lors de la prière du chapelet quotidien, j’ai été frappé à chaque fois par le ton de sa voix lorsqu’elle priait le ''Je vous salue Marie'', ''Pleine de grâce'': des mots venant du cœur. Elle nous invitait volontiers à prier. Elle nous en donnait l’exemple.
Sa tristesse se manifestait parfois, regrettant qu’on ne réponde pas assez au souhait de Marie: ''Qu’on vienne ici en pèlerinage!'' Un soir, je la vois prier seule au jardin des apparitions. M’approchant, je lui dis: ''Vous avez le regard fixé sur l’Aubépine''. Elle me répond: ''oh, non, monsieur l’abbé, je regarde bien au-delà!'' De nombreuses réflexions seraient à rapporter. Peut-être pourrait-on un jour écrire les ''fioretti'' de Gilberte.
Aujourd’hui c’est donc avec émotion que j’apprends son décès et me remémorant les bons moments passés en sa compagnie, je rends grâce à Dieu pour les merveilles qu’Il a fait pour Gilberte et pour le témoignage que elle a pu nous donner.
''

- L'abbé Claude Bastin, recteur des Sanctuaires de Beauraing
''Ma réaction spontanée est de dire que je communie aujourd'hui à la joie de Gilberte. Je suis sûr qu'elle demeure maintenant dans une grande paix. J'ai été très proche d'elle depuis son retour d'Italie. Nous nous fréquentions chaque dimanche à la messe paroissiale de 8h30, à laquelle elle assistait avec son mari. Elle était toujours disponible pour témoigner de ce qu'elle a vécu il y a plus de 80 ans. Je l'ai accompagnée à de nombreuses reprises dans des familles qui l'invitaient, ou à l'occasion de rencontres avec des jeunes ou des moins jeunes. Souvent elle était déçue de son témoignage, regrettant de ne pouvoir exprimer toute la richesse de son expérience. Je devais la rassurer un peu. A chaque fois qu'elle passait par les Sanctuaires, elle regardait le pont de chemin de fer, s'attendant à revoir la Belle Dame. Même sur son lit de malade, à Mont-Godinne, elle confiait ''être toujours à l'Aubépine''. On peut dire qu'elle a remarquablement porté le message de Beauraing.''

- L’abbé Christophe Rouard, vice-recteur des Sanctuaires de Beauraing
''Nous nous connaissions fort bien, Gilberte et moi. Je l’ai souvent fréquentée au cours de ces sept dernières années. On a vécu ensemble de belles choses : la réalisation d’un film aujourd’hui disponible sur You Tube, de nombreux moments de prière ou encore des temps de convivialité autour d’un repas. C’est un sentiment de tristesse qui m’habite aujourd’hui, mais également de joie, puisque c’est ce qu’elle désirait par-dessus tout : rejoindre la Belle Dame. Elle n’avait pas peur de la mort, et souhaitait que le jour de son enterrement, on prie le magnificat. Je garde le souvenir d’une personne agréable, vive d’esprit, profonde et joyeuse. Elle va laisser un vide aux Sanctuaires, en même temps qu’elle laisse aussi de nombreux témoignages, très précieux. Elle me disait parfois à l’Aubépine : ''Fermez les yeux, vous la verrez mieux''. C’est ce qu’elle a fait aujourd’hui. ''

- Chanoine Joël Rochette, recteur du séminaire Notre-Dame de Namur et curé dans le secteur de Beauraing
Authentique, c'est vraiment l'adjectif qui correspond, pour moi, le mieux à Gilberte Degeimbre. Je la connaissais depuis de nombreuses années. Comme moi, elle était originaire du petit village de Wancennes qui compte une centaine d'habitants. Comme moi, elle était née dans une ferme. Et cette femme qui en a traversé des épreuves dans la vie avait vraiment les pieds sur terre. Il suffisait de la regarder, de l'écouter lorsqu'elle parlait des apparitions pour simplement comprendre que ce qu'elle avait vu était vrai. Elle était un témoin honnête, vrai... Souvent, elle a dit:'si c'était à refaire, je ne dirais rien.' Les enfants n'ont pas toujours été cru lors des apparitions et pour Gilberte c'était une réelle douleur.
Gilberte Degeimbre a rencontré régulièrement les séminaristes du séminaire Notre-Dame. A chaque fois, elle leur a dit qu'il fallait faire connaître Beauraing pour que bien plus de personnes viennent y prier.
Lors de l'une de ces rencontres, un séminariste lui avait demandé de décrire la voix de la Vierge. Il lui a aussi demandé si elle avait un accent. Gilberte lui avait alors répondu:
'elle doit avoir l'accent de Beauraing parce que je n'ai rien remarqué.' Et cela me plaît bien que la Vierge ait l'accent de Beauraing!
Il y avait vraiment une chose qu'elle n'aimait pas du tout: que l'on parle d'elle comme étant la dernière voyante encore en vie de Beauraing. Elle préférait que l'on dise qu'elle était le dernier témoin: Tant de choses négatives accompagnent ce terme ''voyante''''.
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