Jeunes Vie du Diocèse Formations Agenda

 Retour à la liste
24/1/2017
Ce 30 janvier, 100ème anniversaire de la mort du saint Frère Mutien
Depuis son décès en 1917, des milliers de personnes se recueillent chaque année sur le tombeau du saint Frère Mutien-Marie. Le 30 janvier prochain, on célébrera le centenaire de sa naissance au ciel. Si une messe en l’honneur du ''Frère qui ne cessait de prier'' aura bien lieu ce jour-là, à Malonne, en présence de Mgr Vancottem, la ''grande'' célébration se déroulera quant à elle en septembre, à une date encore à déterminer.
On ne présente plus Louis-Joseph Wiaux, futur saint Frère Mutien-Marie, né le 20 mars 1841 à Mellet et entré au noviciat des Frères des Écoles chrétiennes en avril 1856. Sa personnalité, gaie et agréable, est vite appréciée de ses confrères. En septembre 1857, on l’envoie enseigner auprès de la jeunesse de Chimay. Son apostolat le mène ensuite à l’Institut Saint-Georges de Bruxelles. C’est en 1859 qu’il arrive à Malonne, où il passera 58 ans de sa vie, jusqu’au 30 janvier 1917, date de son décès.
Durant ces années, le Frère Mutien-Marie enseigne essentiellement le catéchisme et assure bon nombre de surveillances. Prenant le temps pour ses élèves, il veille à ce que chaque camarade se sente compris et accompagné. Les jeunes pensionnaires le surnomment ''le Frère qui prie toujours''. Et c’est vrai qu’il vit sans cesse en présence de Dieu, de Jésus et de Marie qu’il aime appeler ''Bonne Mère''. ''J’ai demandé à la Bonne Mère de m’accorder sa présence et de m’accompagner partout et toujours, de sorte que je me sente toujours à ses côtés, et elle m’a fait cette grâce'', a-t-il déclaré un jour.

Une simplicité extraordinaire
Dans l’éditorial qu’il consacre au centenaire de la mort du Frère Mutien-Marie (revue ''Les amis du Frère Mutien'', premier trimestre 2017), l’abbé Daniel Chavée rappelle le cœur de pauvre, au sens fort du terme, qui a constamment caractérisé Louis-Joseph Wiaux. Sa vie n’avait rien d’extraordinaire. Il était ''un frère parmi d’autres et pourtant bien différent des autres'': ce n’était pas un intellectuel, seuls des cours de ''seconde zone'' lui étaient confiés, sans oublier la surveillance des études ou des cours de récréation. L’abbé Chavée dit encore à son sujet: ''C’est à travers ces missions simples et humbles que se forgera la réputation du ‘saint’ de Malonne''... Récemment, le pape François déclarait: ''La sainteté, ce n’est pas accomplir des choses extraordinaires, mais bien accomplir de façon extraordinaire les choses les plus ordinaires''. Et Daniel Chavée d’ajouter: ''S’il est quelqu’un à qui l’on peut appliquer cette définition, c’est bien le Frère Mutien.''
La fin de vie du saint Frère est empreinte de la même humilité. À l’âge de 70 ans, son corps commence à faiblir. Il doit s’aliter cinq années plus tard. Pourtant, dès qu’il se sent mieux, il veut retrouver le rythme des horaires de sa communauté. Malgré sa faiblesse, il continue de s’agenouiller pour la prière. Ses dernières forces le quittent le 30 janvier 1917. C’est dans la paix qu’il part rejoindre la ''Bonne Mère''. Le Frère Mutien-Marie est proclamé bienheureux par le pape Paul VI en 1977. Citant sa vie exemplaire consacrée à la prière et son humilité quotidienne, Jean-Paul II le canonise en 1989.

Des célébrations le 30 janvier et en septembre

La tradition veut que les saints et les bienheureux soient fêtés le jour de leur ''naissance au ciel''. Le saint Frère Mutien-Marie étant mort un 30 janvier, c’est à cette date que l’Eglise l’honore. Mais nous sommes alors en hiver et les conditions climatiques ne sont pas toujours favorables. ''En 2010, de nombreux pèlerins se sont mis en route pour la célébration anniversaire sur des routes dangereuses et ont préféré rebrousser chemin'', se souvient le Frère Jacques Van Neste du Sanctuaire de Malonne. ''Et puis bon nombre de personnes âgées attendent le retour des beaux jours pour sortir à nouveau plus librement.'' Résultat, depuis quelque temps, la grande célébration en l’honneur du Frère Mutien ne se fait plus le 30 janvier mais en septembre, mois de son arrivée à Malonne en 1859.
Cela ne veut pas dire que rien n’aura lieu le 30 janvier prochain. Ce jour-là, en cette année du centième anniversaire de la mort du Frère Mutien-Marie, la messe de 10h30 au tombeau sera célébrée par Mgr Rémy Vancottem, évêque de Namur. Le jour des commémorations solennelles de septembre 2017 doit quant à lui encore être fixé. Il sera annoncé ultérieurement.
A.S. avec S.T. (Cathobel) / Photos: Sanctuaires de Beauraing.
Translate in English - Nederlands - Deutsch


 Les évêques
 Les prêtres
 Les diacres
 Les laïcs
 La vie consacrée
 Communautés nouvelles et mouvements nouveaux
 L’administration diocésaine
 La Justice ecclésiastique
 Carte du diocèse