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Auteur
Christine Bolinne Auteure
Date
1 octobre 2026
Catégories
Communauté
Evêque
Luxembourg
Type
Église du Sacré-Cœur d’Arlon : bénédiction de l’iconostase et de l’autel
La communauté gréco-catholique ukrainienne a vécu dernièrement un beau et grand moment. Installée dans une chapelle de l’église du Sacré-Cœur à Arlon, ses fidèles ont assisté en présence de Mgr Ihor Rantsya à la bénédiction de l’iconostase et d’un nouvel autel.
La communauté gréco-catholique ukrainienne peut disposer depuis quelques années maintenant d’une des chapelles de l’église du Sacré-Cœur à Arlon. Chaque dimanche, à 9h, ils sont entre 20 et 30 au rendez-vous. A ce rendez-vous hebdomadaire, il faut ajouter les grandes fêtes qui s’accompagnent d’une liturgie.
Dernièrement, Mgr Ihor Rantsya, évêque de l’Éparchie (diocèse) de Saint Vladimir-le-Grand de Paris des Ukrainiens byzantins était à Arlon. Il a procédé à la bénédiction de l’iconostase décoré d’icônes et de l’autel tous deux placés dans cette chapelle de l’église du Sacré-Cœur. L’iconostase est là pour rappeler, à chacun, que la liturgie nous fait entrer dans un espace où le ciel et la terre se rencontrent. Là où la communauté se retrouve autour du Christ. L’iconostase sépare encore le prêtre célébrant du reste de l’église notamment l’assemblée. L’autel se trouvant, lui, au centre.
Mgr Lejeusne, évêque du diocèse assistait à ce moment. Une présence qui a été très appréciée. Tous y ont vu l’intérêt que l’évêque porte aux autres communautés. Quelques jours plus tôt, à Rome cette fois, l’évêque du diocèse de Namur avait eu l’occasion de rencontrer Mgr Ihor Rantsya. Tous deux assistaient alors à une formation destinée aux évêques entrés, au cours de l’année, en fonction.
L’abbé Taras Bordiuk veille sur cette communauté gréco-catholique ukrainienne depuis quelques années maintenant. Il est ainsi présent pour la communauté gréco-catholique ukrainienne installée dans la ville de Luxembourg mais aussi pour celle qui vit, dans le diocèse, en province de Luxembourg, à Arlon.
Certains fidèles sont installés depuis de nombreuses années dans le diocèse tandis que d’autres sont arrivés suite au conflit entre l’Ukraine et la Russie. L’abbé Taras Bordiuk a été et est toujours présent pour répondre notamment aux inquiétudes des Ukrainiens qui vivent chez nous et qui ont de la famille restée au pays. Inquiétudes aussi de ceux qui, suite au conflit, ont tout quitté pour un autre pays. L’abbé Bordiuk : « Je tente de répondre aux besoins spirituels. Je suis là pour écouter, soutenir. » Et bien sûr prier ou encore familiariser les fidèles à la lectio divina grâce à des enseignements en ligne. Comme tous les prêtres, l’abbé Bordiuk – il aime le souligner – accorde beaucoup d’attention à la préparation des uns et des autres aux sacrements, les enfants comme les adultes. Un moment important étant pour les enfants de 7 ans la préparation à la première confession.
L’abbé Bordiuk aime encore à dire qu’il est un prêtre heureux. Heureux de constater que les autres communautés avaient tenu à être présentes pour cette double bénédiction. L’abbé Bordiuk vit à Fouches à quelques kilomètres d’Arlon avec son épouse et ses trois enfants. Et le prêtre d’ajouter quasi en s’excusant : « Mes enfants parlent mieux le français que moi. »
C.B.
