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Auteur

Christine Gosselin Auteure

Date

15 avril 2022

Catégories

Anniversaire
Vocation

Type

Actualités diocésaines

« La liturgie, c’est l’autre monde anticipé »

L’abbé Germain Rollin fête cette année ses 70 ans de sacerdoce. Il nous invite d’ailleurs à nous réjouir avec lui le 24 juillet à 15h à Neufchateau ! Depuis la maison de repos Saint-Charles à Saint Mard, il revient pour nous sur ces années données au Christ et à l’Église.

« Tout petit déjà je disais la messe à la maison. J’ai toujours su que je serais prêtre. C’était naturel. Je n’y vois aucun mérite. On dit que Dieu appelle, mais s’il est demandeur il met en place tout ce qu’il faut. C’est la liturgie qui me touchait. Nous allions à la messe tous les matins, on disait le chapelet tous les soirs. Pour moi la liturgie n’est pas quelque chose d’embêtant ; le Seigneur nous attend dans la joie ! La liturgie, c’est l’autre monde anticipé. Nous parlons en Dieu, mais surtout Dieu nous parle, par les rites, les sacrements ».

L’abbé souligne trois éléments comme essentiels dans cette vocation qu’il confirme chaque jour encore : l’humour, l’adaptation, l’oraison. « Il faut avoir de la joie et beaucoup de bonne humeur et de bienveillance dans les relations. Je me suis plu partout où j’ai été envoyé ».

L’abbé se souvient en riant de ce mot d’une paroissienne à son doyen tout au début de son ministère, lorsque, jeune vicaire de 24 ans, il arrivait à Arlon : « ce n’est pas un vicaire qu’on vous a donné. C’est un enfant de coeur ! ».

Curé, professeur de religion, doyen à Neufchâteau, vicaire épiscopal, l’abbé a dû en vivre des adaptations. « Comme le dit Saint Paul… il faut pour tous les chrétiens, chercher à s’adapter les uns aux autres. J’ai vu l’Église s’ouvrir durant mon ministère. La diversité ne peut faire que du bien à la sainte Église et il faut cultiver la diversité des vocations. Mais c’était un défi ! Se souvenir perpétuellement qu’on n’est pas à son compte, qu’on est un « envoyé » selon la spiritualité de Saint François-Xavier, m’a beaucoup parlé. Je remercie aussi Mgr Charue qui m’a donné le goût du temps présent et de l’oraison. Pour moi, le bréviaire est vraiment une nourriture fondamentale. Je suis heureux maintenant de disposer de plus de temps pour cette lecture ».

L’abbé Germain apparait dans la rangée du haut, le troisième en partant de la gauche dans l’embrasure de la porte

Et puis cette joie, il faut la partager entre pairs et avec d’autres. Seul survivant des 24 condisciples ordonnés avec lui, l’abbé célèbre dans la joie tous les matins chez les Soeurs de St Charles. Il y reçoit encore des appels ou des visites de paroissiens. « Ils ne se souviennent plus de mes défauts, sourit l’abbé, et d’ajouter encore « Si le Seigneur m’a oublié ici, c’est que je dois encore servir » !

Christine Gosselin

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