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Auteur

Christine Bolinne Auteure

Date

22 octobre 2026

Catégories

Jeunes
Liturgie

Type

Actualités diocésaines

Les acolytes du diocèse dans les pas de Tarcisius

Des rires, des cris, des courses-poursuites … voilà qui faisait penser plus à une cour de récréation d’école qu’à une cour d’abbaye ! L’abbaye de Leffe a accueilli une cinquantaine d’acolytes pour leur traditionnelle journée… des acolytes. Un temps pour mieux se connaître entre servants d’autel mais aussi pour, malgré cette période de vacances, en apprendre plus sur leur rôle. Mais aussi sur un saint, un certain Tarcisius.

Tous les dimanches et souvent à d’autres occasions encore, ils sont de service. « Ils », ce sont les acolytes, des garçons comme des filles, des enfants, des ados et de jeunes adultes qui offrent du temps à Dieu en servant, comme on le dit familièrement, la messe.
Le Mouvement des Acolytes du diocèse a pris l’habitude de les convier à une journée entre acolytes. Et cette année, ils avaient rendez-vous à l’abbaye de Leffe mais aussi, à deux pas de là, à la collégiale de Dinant. Ils étaient une septantaine venus d’un peu partout dans le diocèse accompagnés de prêtres, de parents.

L’abbaye de Leffe située à deux pas des bords de Meuse offrait ainsi aux participants à cette journée un cadre superbe. Et pour les accueillir et les guider, les occupants des lieux, les membres de la communauté des Chanoines Prémontrés, en habits. Une soutane blanche, un scapulaire blanc et un camail tout aussi blanc. Le frère Jean-Baptiste expliquera aux visiteurs du jour que les premiers habits des Prémontrés étaient réalisés en laine de mouton. Et les moutons choisis étaient blancs. Les acolytes ont retenu la précision.

Trois heures de prière par jour

Les servants d’autel étaient répartis en groupes. Avec le frère Tanguy, ils découvriront la vie du chanoine Prémontré. Une vie rythmée par les temps de prière : trois heures au total. Une journée qui débute avec les laudes. Frère Tanguy : « On dépose tout ce qui sera notre journée. » Les complies, dernière prière de la journée, permettant de confier au Seigneur ce qui s’est bien passé et peut-être aussi moins bien passé. Une vie rythmée par les activités des uns et des autres, comme frère Jean-Baptiste qui est aussi desservant de la paroisse de Bouvignes. Mathéo s’intéressera lui à l’heure du coucher des chanoines.

Des acolytes découvriront encore que la bière, la Leffe, permet à la communauté de vivre mais aussi d’entretenir le site. « Nous redistribuons, précisera le frère Tanguy, 75% de la somme reçue. »

L’atelier suivant les mènera vers le frère Jean-Baptiste. De sa voix tonitruante, il donnera à son jeune public un brin d’histoire. Précisant, au passage, la vie de saint Norbert, fondateur des Prémontrés. Fort est de constater que les acolytes ont répondu, sans la moindre hésitation, aux questions du chanoine. Le Père Abbé de l’abbaye, le père Christophe emmènera les groupes dans la sacristie puis dans l’église de l’abbaye. Dans la sacristie, ils auront l’occasion de voir de près calices, patènes… mais aussi les attributs du père abbé, ce qui constitue sa tenue. Ainsi la crosse transportée dans une valise. Elle est donc démontable. Plus pratique. Les acolytes se sont chargés de la remonter et d’interroger son propriétaire sur l’utilité. Le père Christophe, geste à l’appui, leur expliquera que la crosse symbolise le bâton du berger avec, stylisé, une sorte de crochet, utilisé pour aller rechercher la brebis égarée. En l’occurrence, ici, le chrétien éloigné de l’Eglise. La matinée se terminera avec la prestation du frère Philippe, marionnettiste. Il présentera l’histoire de Tarcisius un jeune décédé le 15 août 257 roué de coups à Rome au temps où les chrétiens étaient régulièrement persécutés.
Avant le repas, les jeunes comme les chanoines ont pris un temps de prière.

Dans les pas de Tarcisius

La journée allait se terminer par une célébration à laquelle tous participaient. Mais tous ne servaient pas : trop de monde ! Restait à vivre l’après-midi et faire d’autres belles découvertes. Les jeunes ont ainsi quitté l’abbaye pour la collégiale de Dinant en longeant la Meuse. Sur le chemin, ils ont participé à trois jeux centrés sur Tarcisius tué alors qu’il portait la Sainte Eucharistie à des chrétiens malades ou emprisonnés. Il est devenu le patron des servants d’autel. A la collégiale, ils allaient, toujours en groupe, en apprendre plus sur le missel, sur la manière dont il se présente. Sur les objets utilisés lors des célébrations ou encore sur l’encens. Jean-Luc Lepage, organiste de la collégiale leur a aussi montré comment jouer de cet instrument pour le moins imposant. Impressionnant.

Dans son homélie, Mgr Lejeusne qui présidait cette célébration, leur dira : « Nous sommes invités à nous donner entièrement au Seigneur. » Et de poser plusieurs questions qui devraient faire leur chemin chez nombre d’acolytes : « Seigneur, qu’est-ce que tu veux de moi ? Qu’est-ce que tu attends que je fasse aujourd’hui pour te servir ? Comment puis-je donner ma vie ? »

Christine Bolinne
Photos : Elisabeth Deshayes

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