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Auteur

Christine Bolinne Auteure

Date

7 décembre 2023

Catégories

Evêché
Luxembourg
Namur
Paroisse

Type

Actualités pastorales

Aider les prêtres à être bien dans leur ministère à travers la « Démarche de Progrès »

Trois sujets étaient au centre de la rencontre des doyens du diocèse qui s’est tenue à Ave-et-Auffe avec Mgr Warin et les membres du conseil épiscopal. Un point a retenu tout particulièrement l’attention des participants : la présentation de la « Démarche de Progrès ». Développée en France, elle vise au bien-être, dans son ministère, du prêtre.

Jean-Luc Joly a été durant de nombreuses années directeur du département des ressources humaines à la SNCF. A la retraite, il a voulu mettre, au service de l’Eglise et au départ de son diocèse de Metz, ses compétences tout en poursuivant ses recherches. Son objectif à travers cette « Démarche de Progrès » : « Aider chaque prêtre à prendre son progrès en main afin de mieux vivre sa mission. »

Tout part d’un constat. Jean-Luc Joly : « Le diocèse de Metz ayant pris conscience que les organisations qui se développent sur le long terme sont celles qui sont centrées sur l’humain a voulu que cette démarche permette à chaque prêtre de réussir pleinement sa mission et d’y trouver son épanouissement personnel. » Un cheminement long avec des rencontres régulières. Cela passe, dans un premier temps, par des sessions en résidentiel où chacun détermine ses objectifs de progrès prioritaires et repart avec un plan d’actions finalisé. Un travail personnel suivi de réflexions mûries en triades, par trois. Au fil des rencontres, Jean-Luc Joly a pu constater combien ces triades menaient, régulièrement, à de belles amitiés.

Ce n’est là qu’un tout petit aperçu d’une méthode qui a déjà été proposée, outre en France, dans le diocèse de Liège. A l’unanimité, moins une voix, les participants de cette session ont voté en faveur de la mise en place de cette démarche dans le diocèse de Namur.

Françoise Hamoir a fait le point sur les 42 Unités Pastorales actuellement en place dans le diocèse : 14 en province de Namur et 28 en province de Luxembourg. La déléguée épiscopale pour les Unités Pastorales a encore abordé un autre chantier : le passage de doyennés en super doyennés. Des regroupements qui doivent, selon l’intervenante, tenir compte de deux priorités : l’importance de la mission et la place consacrée à la pastorale. Elle terminera en insistant sur un point important qui, peut avoir du mal à être accepté, par certains : il concerne les finances. Elle est claire : « La gestion des biens de l’Eglise que ce soit dans les paroisses, les secteurs… revient à des ASBL et non pas à des associations de fait. »

Semaine de l’Unité des chrétiens

Il a encore été question d’œcuménisme, en prévision de la prochaine semaine de l’unité des chrétiens (18 au 25 janvier). Le frère Théodore de Poel o.s.b a succédé dans cette mission au père Thaddée Barnas, décédé en 2021. Pour cette édition, il n’y aura plus d’église invitée. Et ce n’est pas là le seul changement. Le frère Théodore a expliqué que le carnet envoyé jusqu’à présent ne sera plus réalisé. Il ne vous parviendra donc plus dans votre boîte aux lettres ce qui constituera, pour la commission, une véritable économie. Dorénavant, la commission privilégie les sites internet dont celui du diocèse (www.diocesedenamur.be). Vous y trouverez tous les documents nécessaires, par exemple, pour préparer une célébration. Le thème de 2024 – il a été choisi par l’Eglise du Burkina Faso – sera : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10,27).

Le frère Théodore invitera encore à la vigilance face, selon ses termes « à des églises catholiques indépendantes farfelues. » Ces dernières ont un objectif : récolter de l’argent. Le frère Théodore conseille donc, avant de verser le premier euro, de surfer sur le site du COE, Conseil Œcuménique des Eglises où la liste des églises reconnues se trouve.

Le frère Théodore de Poel clôturera ses propos en se réjouissant. En constatant que de plus en plus de paroisses n’hésitent pas à partager leur lieu de culte avec les Orthodoxes roumains ou encore des Luthériens. Ce partage d’un même lieu de culte ne peut se faire sans l’accord de l’évêque. Il est aussi prudent afin de conserver des relations cordiales de prévoir une convention avec la répartition des frais liés au chauffage, à l’électricité… Le doyen Jules Solot, vicaire épiscopal et membre de la commission œcuménique souligne que ce partage se réalise, aujourd’hui, dans une ambiance positive.  Une manière de vivre une expression chère au père Thaddée qui parlait « de gagner son frère. »

Mgr Warin clôturera la journée en souhaitant à chacun « un généreux avent et une belle fête de Noël. Il attirera encore l’attention sur la situation précaire de nombreuses familles. L’évêque s’interroge et invite à se poser la question : comment accueillir Jésus venu comme un pauvre sans ouvrir notre cœur à la précarité croissante dans les écoles. Il épinglera ainsi le témoignage d’une enseignante qui, chaque jour, prépare des tartines pour un de ses élèves. Ou encore ces professeurs qui se cotisent pour offrir, chaque jour, un repas chaud, à trois frères… Voilà qui fait réfléchir.
C.B.

Photos : F.B.

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