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Auteur

 Diocèse de Namur

Diocèse de Namur Rédacteur

Date

16 septembre 2017

Catégories

Anniversaire
Belgique
Evêché
Saints et saintes
Spiritualité
Vatican

Type

Actualités pastorales

Le cardinal De Kesel à Malonne pour les 100 ans du décès du Frère Mutien

Le 30 janvier dernier, il y avait 100 ans que le Frère Mutien « naissait au ciel ». Dans un peu plus d’un mois, le 30 octobre, on fêtera le 40e anniversaire de sa béatification par le pape Paul VI. Cette année 2017 est donc l’occasion d’un double anniversaire à Malonne… Et les pèlerins ont été nombreux à s’y retrouver, ce samedi, pour remercier Dieu de toutes les grâces reçues par l’intermédiaire du saint Frère. Parmi les pèlerins présents : le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, qui présidait la messe de 10h30.

Depuis son décès en 1917, la dévotion envers le Frère Mutien-Marie n’a cessé de se propager, en Belgique comme dans le monde entier. Né en 1841, béatifié en 1977, canonisé en 1989, Louis-Joseph Wiaux est aujourd’hui vénéré dans 350 églises ou chapelles de Belgique. Preuve de sa reconnaissance internationale, septante nationalités ont été enregistrées parmi les pèlerins de passage à Malonne, au cours de ces derniers mois.

Cela fait quelques années déjà que la grande célébration en l’honneur du Frère Mutien ne se déroule plus le 30 janvier, jour anniversaire de sa mort. Du fait de la météo parfois capricieuse à cette époque, les responsables du sanctuaire ont préféré la reporter au mois de septembre. Et pour cette édition 2017, les pèlerins, tant francophones que néerlandophones, ont largement répondu à l’invitation.

Le saint de l’humilité

C’est le cardinal Jozef De Kesel qui présidait, aux côtés de nombreux autres prêtres de la région, la messe de 10h30 en l’église Saint-Berthuin. Célébration durant laquelle a été lu ce passage de l’évangile où les disciples se demandent entre eux « qui est le plus grand ». Comme seule réponse, Jésus prend un enfant et le place au milieu d’eux… Mgr De Kezel a rappelé le peu d’attention dont l’enfant bénéficiait dans l’Antiquité. « L’enfant ne signifiait rien, a dit le cardinal, et Jésus pourtant va s’identifier à l’un d’eux. »
« Ce qui fait le propre de l’amour des parents envers leur enfant, a encore dit l’archevêque, c’est que l’enfant n’a rien fait pour mériter cet amour. Il en va de même avec l’amour de Dieu. Dieu nous aime d’un amour que nous ne méritons pas. Il n’y a donc aucune raison de s’en glorifier. La seule attitude qui convient, c’est l’humilité… »

Et Mgr De Kezel de poursuivre : « Cet évangile nous aide à comprendre la vie de sainteté du Frère Mutien, un homme qui se savait connu et aimé de Dieu mais qui a toujours fait preuve d’humilité. Mutien a vécu sa sainteté dans le devoir journalier accompli avec amour, dans la fidélité à la règle, et la dévotion envers Marie. Son seul désir était de répondre à l’appel de Dieu. »

La célébration s’est terminée par la vénération de la relique du saint Frère. Une célébration durant laquelle le cardinal De Kezel s’est aussi vu confier la mission de demander à la conférence épiscopale l’extension de la fête de saint Mutien (le 30 janvier) à tous les diocèses de Belgique.

A.S.

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