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Auteur

Christine Bolinne Auteure

Date

1 février 2024

Catégories

Communauté
Vocation

Type

Vie d’Église

« Merci de nous avoir accueillies » : fusion entre les Dominicaines Missionnaires de Salzinnes et les Dominicaines Missionnaires d’Afrique

Le 2 février, on commémore la présentation de Jésus au temple. C’est aussi la journée de la vie consacrée. Cette date est ainsi l’occasion de saluer une démarche innovante des Dominicaines Missionnaires. Les Dominicaines Missionnaires de Salzinnes ont fusionné, il y a peu, avec les sœurs Dominicaines Missionnaires d’Afrique. Une démarche qui rassure quant à l’avenir de cette communauté vieillissante. Sœur Marie-Pascale, actuellement au Rwanda où elle veille sur la formation des plus jeunes, raconte comment la communauté a vu ce rapprochement.

Comme nombre de communautés, les Sœurs Dominicaines Missionnaires de Namur (Salzinnes) se posaient des questions quant à l’avenir. « Nous n’étions pas inquiètes pour nous-mêmes mais nous ne désirions pas que la vie dominicaine missionnaire disparaisse du diocèse de Namur » souligne Sœur Marie-Pascale. Aujourd’hui, elles ne sont plus que sept religieuses, âgées de 87 et 95 ans, à vivre dans la maison de Salzinnes. « Bien sûr, quand on est en petit nombre et avec l’âge, il faut être réalistes. Si on n’avait pas pris cette décision nous allions progressivement rejoindre nos sœurs déjà présentes à Béthanie selon un accord pris il y a longtemps avec les Sœurs de la Charité ou dans d’autres maisons de repos mais la maison apostolique à Salzinnes allait disparaître comme telle. » Cette fusion est la suite d’une – belle – histoire qui a débuté il y a plus de 40 ans.

Lorsque la décision de créer la Congrégation missionnaire d’Afrique est prise, en 1983, les Dominicaines Missionnaires de Namur sont désignées comme en étant les fondatrices. Sœur Marie-Pascale actuellement au Rwanda : « Je supervise, encore aujourd’hui, l’ensemble de la formation. Pour chacune des étapes, postulat, noviciat, juniorat, il y a une formatrice africaine. Je dois mettre à jour avec elles le programme et les modalités de formation et elles me confient certains cours à donner moi-même sous forme de sessions surtout avant les engagements importants. Je peux aussi répondre à des appels de prédication en dehors de notre congrégation. »

Les religieuses présentes à Namur accompagnent leurs consœurs de la communauté naissante. Elles sont là pour les former en matière d’apostolat missionnaire dans les écoles, les hôpitaux ou encore en matière d’œuvres sociales. « Toutes les Dominicaines Missionnaires de Namur sont allées, souligne Sœur Marie-Pascale, en mission en Afrique et aussi en Amérique Latine. C’est en Afrique que nous avons fondé deux congrégations africaines dont celle dans laquelle nous avons fini par devenir membres à part entière. »

« Nos filles sont devenues nos mères »

De belles amitiés naissent. Des sœurs africaines sont souvent venues en Belgique pour étudier, recevoir des soins, veiller sur leurs consœurs plus âgées… Et lorsque les Dominicaines Missionnaires de Namur demandent la fusion, c’est malgré tout l’étonnement en Afrique. « Il ne fallait pas seulement leur réponse, il fallait d’abord que l’évêque de Namur soit d’accord, que chacune des sœurs de Namur écrive son choix, que les DMA (Dominicaines Missionnaires d’Afrique) répondent effectivement et officiellement et qu’enfin le dicastère pour la vie consacrée au Vatican donne le feu vert. »

Et quand on demande à Sœur Marie-Pascale si cette fusion est une première… « Il paraît que c’est rare ou peut-être nouveau qu’une congrégation européenne demande d’entrer dans une congrégation africaine. C’est pourquoi à Rome ils étaient très contents… »

Pour les Dominicaines belges, cette demande est normale, une manière de poursuivre dans la voie de la transmission. Sœur Marie-Pascale, à la veille de la journée de la Vie Consacrée, leur adresse un chaleureux message : « Vous étiez nos filles, vous êtes devenues nos mères. La vie se transmet. Merci de nous avoir accueillies, nous espérons être légères pour vous, car par ailleurs vos missions en Afrique sont très importantes. Grâce à vous le charisme dominicain est demeuré vivant dans le diocèse de Namur. Espérons que c’est une joie pour tous. »

Les sept sœurs qui vivent à Namur font aujourd’hui partie d’une grande famille. Elles rejoignent, du moins sur papier, les cinquante Dominicaines Missionnaires d’Afrique, les six novices et les trois postulantes. Et pour veiller sur elles, à Namur, outre deux religieuses belges, elles peuvent compter sur trois sœurs rwandaises.

Vatican News/C.B.

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