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Auteur

 Diocèse de Namur

Diocèse de Namur Rédacteur

Date

6 novembre 2023

Catégories

Art
Fabriques d'églises
Liturgie
Patrimoine

Type

Actualités pastorales

Un objet précieux pour voir et adorer le Saint-Sacrement : l’ostensoir 

Parmi les objets du culte, les ostensoirs se distinguent par leur caractère imposant, la préciosité de leurs matériaux et la richesse de leur décor. L’usage de l’ostensoir, conçu pour recevoir l’hostie consacrée en vue de l’adoration par les fidèles et de la procession eucharistique, remonte au 13e siècle. Saviez-vous que cet objet apparaît alors dans nos régions ? Explications. 

Du 16 au 26 novembre aura lieu le Festival Venite Adoremus. Dans toute la Belgique, les paroisses sont invitées à proposer des moments d’adoration. Penchons-nous ici sur l’histoire et l’évolution de cette pièce d’orfèvrerie où l’on place l’hostie consacrée pour l’exposer à l’adoration des fidèles : l’ostensoir.

Voir le Corps du Christ 

Appelé aussi monstrance eucharistique, l’ostensoir se présente comme une monture sur pied, au centre de laquelle une logette vitrée permet de voir l’hostie posée sur une lunule (ou croissant eucharistique) en métal doré. Les premières monstrances eucharistiques datent du 13e siècle. Ainsi, la pyxide ajourée venant de l’ancienne abbaye cistercienne d’Aywières, non loin de Nivelles, aujourd’hui au musée Art & Histoire de Bruxelles, préfigure les premières monstrances.  

L’usage de la monstrance eucharistique répond alors à une nouvelle religiosité centrée sur l’humanité du Christ, qui se traduit par le besoin des fidèles de voir et d’honorer Son corps présent dans l’hostie. C’est d’ailleurs au début du 13e siècle que se met en place le rite de l’élévation de l’hostie lors de la messe. 

La monstrance est l’objet indispensable à la Fête-Dieu (ou Fête du Saint-Sacrement). Cette fête se développe d’abord dans l’ancien diocèse de Liège avant d’être instituée par le pape Urbain IV en 1264. Les visions de sainte Julienne du Mont-Cornillon (Retinne, 1192- Fosses-la-Ville, 1258) ont grandement contribué à instaurer la Fête du Corpus Christi dans le calendrier liturgique. D’autres grandes figures féminines locales, comme Marie d’Oignies (Nivelles, 1177- Oignies, 1213) et Ève de Liège (décédée en 1266) peuvent être considérées comme de véritables inspiratrices du culte envers le Saint-Sacrement.  

De l’ostensoir-tourelle à l’ostensoir-soleil 

Les premières monstrances apparaissent comme des architectures miniatures. Leur forme de tour évoque à la fois l’Église, la Jérusalem Céleste et, surtout, l’édicule circulaire qui marque le tombeau du Christ à Jérusalem : le corps du Christ transsubstantié siège ainsi en sa demeure. Avec le développement de la dévotion au Saint-Sacrement et l’affirmation du dogme de la transsubstantiation, l’ostensoir devient monumental à partir de la fin du 16e siècle. Se développe le type de l’ostensoir-soleil, prédominant aux 17e et 18e siècles. Avec des rayons lumineux émanant de la lunule, l’ostensoir prend la forme d’une gloire adorée par des anges ; il devient l’expression d’une conception du Christ glorieux et irradiant sa puissance, incarnée dans l’hostie.  

La question de la conservation et de la valorisation des ostensoirs 

La conservation des grands ostensoirs, souvent anciens, fragiles et donc mis à l’écart, pose souvent question. Faits de matériaux précieux, ils font partie des objets particulièrement exposés aux risques de vol. Il est donc primordial de les conserver dans un coffre-fort. Cela peut s’avérer problématique, en raison de la grande taille de certains objets ou de l’absence de coffre-fort. Le service Patrimoine de l’évêché peut vous conseiller à ce sujet : www.cipar.be – 0498 35 18 16 – info@cipar.be 

Attention : conserver un ostensoir en sécurité ne signifie pas l’écarter définitivement et empêcher tout usage. Au contraire, il vaut la peine d’exposer ces objets et de les valoriser, afin d’en rappeler la fonction et le sens, dès que l’occasion se présente. Là aussi, des solutions peuvent être trouvées pour valoriser ce patrimoine important des églises.  

A l’occasion du Festival « Venite Adoremus » je me joins à tous ceux et celles qui se réunissent pour adorer le Seigneur dans le Saint-Sacrement. C’est la veille de sa passion que le Seigneur a constitué l’Eucharistie. C’est le signe par excellence et le Très Saint-Sacrement de sa présence parmi nous. Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie nous annonçons la mort et la résurrection du Seigneur. Venez à Lui, écoutez sa Parole et ouvrez votre cœur à Lui dans cet esprit d’adoration. Le Seigneur soit avec vous !
Le Cardinal Jozef De Kesel

Des rendez-vous à ne pas manquer

De nombreuses paroisses organisent des veillées de prière, des rencontres, des enseignements dans le cadre du Festival Venite Adoremus. Les paroisses peuvent inscrire leurs événements sur le site https://veniteadoremus.be/

Nous épinglons ici une belle proposition à la Chapelle du Cœur de Jésus (avenue Reine Astrid 121 à Namur) :

  • le lundi 20 novembre : la chapelle sera ouverte de 8h à 23h et une animation toute particulière pour les enfants sera proposée à 16h ;
  • le dimanche 26 novembre à 15h30 : enseignement « Pourquoi et comment adorer ? » par le Père Paul-Marie de Brunoff avec ensuite une adoration méditée jusqu’à 18h.
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