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Auteur

Christine Gosselin Auteure

Date

1 octobre 2023

Catégories

Tourisme

Type

Actualités pastorales

Rendez-vous bucolique à l’église Saint-Martin d’Onoz

Dans la vallée de l’Orneau, entourée d’un petit cimetière clôturé, la petite église paroissiale Saint-Martin d’Onoz, se dresse sur un léger promontoire devant une modeste ferme, face à la place du village. L’ombre du château de Mielmont la domine depuis son éperon rocheux nouant leurs histoires à celle du village et à la chapelle Notre-Dame de Montserrat.

C’est en 1445 que l’église d’Onoz, qui fait aujourd’hui partie d’un périmètre classé, est mentionnée pour la première fois. On en parle sous les mots «Onon ecclesia», mais il est fort probable qu’elle soit bâtie à l’emplacement ou à proximité d’une petite chapelle plus ancienne encore. « Construite en pierre calcaire, elle est surmontée d’un beau clocheton qui culmine à quatorze mètres de haut, explique José Drèze président de la fabrique d’église. Il y a maximum 50 places dans cette jolie petite église, ce qui lui confère un aspect familial et chaleureux ».

À l’intersection de la nef et du chœur, deux petites annexes sont accolées au nord et au sud : l’une renferme une tribune réservée aux chatelains de Mielmont et l’autre sert de sacristie.

Un grand Christ en bois polychrome adossé sur le mur de fond du chœur attire les regards : c’est le Sauveur flagellé ou comme on l’appelle à Onoz : « le Vieux Bon Dieu de Pitié ».


Comme tant d’édifices, l’église d’Onoz connut les ravages de plusieurs guerres : des campagnes de Louis XIV au passage des troupes révolutionnaires françaises en 1792, elle fut plusieurs fois pillée et incendiée. « On voit le passage des sans-culottes qui burinèrent les effigies sur le baptistère ou dans le chœur » indique monsieur Drèze.

Et pourtant, malgré les nombreux travaux engagés, elle ne subit pas de transformations importantes lors de ces restaurations. Les trois autels dédiés à saint Martin (autel central), à la Vierge et à saint Nicolas (autels latéraux) furent consacrés une première fois en 1631 par Engelbert des Bois, évêque de Namur, et une seconde fois après la restauration de 1761 par Mgr de Berio de FrancDouaire. Le seul ajout à l’église est un calvaire accolé au mur extérieur du chœur, par la famille de Beauffort en 1916, lors de l’aménagement de leur sépulture dans une crypte creusée en dessous du chœur, aux pieds du vieux Bon Dieu. Toute la famille de Beauffort y est inhumée. On s’y rend depuis la cour de la ferme à l’arrière de l’église. Les paroissiens restent très attachés aux chatelains de Mielmont très actifs et présents. Le comte Claude de Beauffort marqua tout particulièrement les esprits par sa grande simplicité. Son épouse assista à la messe à Onoz dans la tribune réservée à la famille de Beauffort jusqu’à son décès en 1993, se souvient José Drèze.

En avançant vers le chœur on peut lire l’histoire des familles ayant résidé au château dans les obiits – tableaux sur bois en formes de losange accrochés aux murs latéraux – qui reprennent, outre les armoiries, les dates de leurs décès et, ainsi, le souvenir des messes à célébrer pour chaque date anniversaire.

En retournant vers la porte de l’église, monsieur Drèze nous signale encore deux belles toiles de l’école liégeoise du XVIIe siècle. On reconnait notamment saint Pierre et saint Paul et quelques jolies statues en bois polychrome : saint Roch (chapeau à larges bords, bourdon de pèlerin à la main, accompagné d’un chien qui tient entre ses crocs un pain. Il soulève son vêtement pour laisser apparaître sur sa cuisse le bubon de la peste que lui touche un ange) ; sainte Barbe (la tour, le ciboire, le livre, l’épée et la plume de paon) et sainte Marguerite (facilement reconnaissable avec le dragon couché à ses pieds). Enfin à gauche de la porte en sortant, les amateurs pourront observer le mécanisme de l’ancienne horloge qui n’a malheureusement jamais fonctionné correctement. Il est aujourd’hui remplacé par une minuterie électronique.


Que faire à proximité ?
Outre de très belles promenades en vélo ou à pied dans les alentours du village, notamment à la chapelle de Montserrat, Onoz invite aussi à des souvenirs plus lointains  : en descendant tranquillement les bords de l’Orneau, on arrive là où l’on découvrit l’Homme de Spy, dans une grotte dont les abords ont été aménagés pour les touristes. Si vous souhaitez vous y aventurer, choisissez peut-être le premier dimanche de septembre, lors de la brocante du village. L’église Saint-Martin sera ouverte de 10h à 18h. Il y aura un fond musical. Des guides seront présents pour donner des informations concernant l’église et son contenu tout au long de la journée ; pour les visiteurs qui le désirent, il y aura aussi des documents présentant l’église et les différentes œuvres qu’elle contient. Dans l’après-midi, des mini concerts d’orgue auront lieu.

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Christine Gosselin

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