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Auteur

Christine Bolinne Auteure

Date

1 juin 2026

Catégories

Pèlerinage

Type

Actualités diocésaines

Rochefort-Foy-Notre-Dame, un pèlerinage à la force des mollets

Depuis 400 ans, à la Pentecôte, ils marchent entre Rochefort et Foy-Notre-Dame. Un pèlerinage (aller-retour 52 kms) qui part au cœur de la nuit pour arriver au petit matin. Un anniversaire qui a été marqué, comme toujours, par une belle ferveur chez les participants. Des marcheurs bien sûr mais aussi des hommes et des femmes qui, en habits, ont fait revivre un pan de l’histoire.

Tous les ans, à la Pentecôte, un pèlerinage part de Rochefort pour gagner Foy-Notre-Dame. Une tradition née en 1626 lorsque le comte Jean-Théodore de Löwenstein prend un décret dans lequel il stipule que, tous les 7 ans, un pèlerinage partira du château de Rochefort pour gagner Foy. Son souhait : demander la protection de la Mère de Dieu. Foy où une statue de la Vierge avait été découverte, quelques années plus tôt, dans le tronc d’un chêne abattu. La peste qui sévissait dans la région avait, alors, disparu. Foy devenait un lieu de pèlerinage et une église était construite là où la statuette avait été trouvée. Si le pèlerinage se déroule tous les ans, tous les trois-voire quatre années, il prend une dimension plus exceptionnelle. Les marcheurs sont accompagnés de fantassins, de cavaliers, de pages qui représentent la force armée du comte de Löwenstein.

Une garde qui, cette année, celle des 400 ans, avait toujours aussi fière allure. Le doyen de Rochefort, l’abbé Jules Solot est présent à chacun des rendez-vous : « C’est beau pour les yeux » dit-il. Mais pas seulement. Pour beaucoup, il s’agit d’une réelle démarche spirituelle.

Il est minuit lorsque le départ est donné par Mgr Fabien Lejeusne. L’évêque leur souhaite du courage bien sûr tout en les invitant à prier le Magnificat, le fil conducteur de ce pèlerinage. L’abbé Ambroise Longi Kibuka, curé de Haversin était présent pour les accompagner sur la route mais aussi dans les prières.

L’aller comme le retour s’effectuent sur des chemins de campagne aujourd’hui aménagés. L’abbé Solot se souvient de relations du pèlerinage… C’était il y a bien longtemps. On écrivait que les dames qui participaient perdaient souvent leurs chaussures englouties par la boue ! Les participants de cette année n’ont pas perdu leurs chaussures. Ils ont été, une nouvelle fois, émerveillés par le lever du jour. Un spectacle qui en ferait presqu’oublier la fatigue de la nuit. Une beauté qui porte à l’intériorité. Avant d’entrer dans Foy-Notre-Dame, arrêt à la ferme de Mahenne où ils ont été rejoints par l’évêque. Il a parcouru avec eux le dernier kilomètre de ce pèlerinage.

Après la messe, nouveau départ pour le chemin de retour, cette fois. Certains pèlerins ont effectué l’aller et le retour. D’autres, uniquement le retour comme l’abbé Solot accompagné de plusieurs prêtres du doyenné. Un premier arrêt était programmé à l’église byzantine du monastère de Chevetogne. Pour beaucoup, c’était une découverte. Un vrai moment d’intériorité partagé. Il était temps de reprendre la route de Rochefort avant une dernière halte à Frandeux où les habitants du village ne sont pas peu fiers d’accueillir les pèlerins. Il paraîtrait même que si on accueille bien les pèlerins, tout se passera au mieux durant l’année.

Galerie Photos

C.B.

Photos Elisabeth Deshayes

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